L’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola, souche Bundibugyo, poursuit sa progression dans l’est de la République démocratique du Congo. D’après le dernier point de situation publié ce dimanche 7 juin par l’Institut national de santé publique (INSP), 515 cas confirmés ont été enregistrés depuis le début de la flambée dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Le rapport indique également 91 décès parmi les cas confirmés, soit un taux de létalité global de 17,7 %.
Les autorités sanitaires précisent que 283 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés, tandis que 12 personnes ont été déclarées guéries depuis le début de l’épidémie.
Au cours des dernières vingt-quatre heures, 27 nouveaux cas confirmés ont été enregistrés.
Vingt-cinq zones de santé touchées
Les données officielles montrent que l’épidémie affecte désormais 25 zones de santé sur les 104 que compte le pays.
L’Ituri reste la province la plus touchée avec 17 zones de santé affectées sur 36, notamment Aru, Aungba, Bambu, Bunia, Damas, Gety, Kilo, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangala, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde, Rimba et Rwampara.
Le Nord-Kivu et le Sud-Kivu comptent également plusieurs foyers actifs, illustrant l’extension géographique de l’épidémie au-delà de son épicentre initial.
Le Nord-Kivu et le Sud-Kivu enregistrent aussi des décès
Dans les provinces voisines, la zone de santé de Katwa demeure le principal foyer actif avec 11 cas confirmés et 8 décès.
Elle est suivie de :
- Beni : 5 cas confirmés et 3 décès ;
- Butembo : 4 cas confirmés et 2 décès ;
- Miti-Murhesa : 3 cas confirmés et 1 décès ;
- Oicha : 2 cas confirmés et 2 décès ;
- Kalunguta : 1 cas confirmé et 1 décès ;
- Kyondo : 1 cas confirmé et aucun décès ;
- Goma : 1 cas confirmé et aucun décès.
Une riposte confrontée à plusieurs défis
Ces chiffres interviennent dans un contexte marqué par de nombreux défis pour les équipes de riposte, notamment l’insécurité persistante dans certaines zones de l’Ituri, les difficultés logistiques liées à l’accès aux communautés affectées ainsi que la nécessité de renforcer la sensibilisation pour lutter contre les rumeurs et la désinformation.
Les autorités sanitaires continuent d’appeler la population à signaler rapidement tout cas suspect et à respecter les mesures de prévention afin de limiter la propagation du virus.
Freddy UPAR, à Bunia