Discours présidentiel faye : la démocratie sénégalaise, une flamme à préserver

Discours présidentiel Faye : la démocratie sénégalaise, une flamme à préserver

FRANCE 24
Président Bassirou Diomaye Faye s’exprimant lors d’un hommage national, avec un public attentif en arrière-plan

Un hommage chargé d’émotion et de symboles pour le Sénégal. Bassirou Diomaye Faye, lors d’une cérémonie nationale dédiée à l’ancien président Abdoulaye Wade – qui a célébré ses 100 ans le 29 mai dernier –, a livré un message fort sur l’unité du pays. Sans le nommer directement, ses propos visaient les tensions politiques actuelles qui agitent le pays.

Le chef de l’État a rappelé une vérité essentielle : « Une querelle, aussi intense soit-elle, ne doit jamais justifier que l’on déchire le tissu social qui nous unit ». Il a insisté sur le fait que la démocratie ne se conquiert pas pour en faire un trésor personnel, mais qu’elle représente « une flamme que l’on transmet de génération en génération, et qu’il faut à tout prix préserver ».

Quelques semaines plus tôt, le président Faye avait pris une décision majeure en limogeant Ousmane Sonko, figure politique de premier plan, mettant fin à une collaboration de plusieurs mois marquée par des désaccords profonds entre les deux hommes.

Entre rivalité politique et devoir d’unité

Deux jours après les déclarations d’Ousmane Sonko, qui s’est présenté comme le président de l’Assemblée nationale dans une posture de « cohabitation » avec le président Faye, ce dernier a été accueilli par une ovation lors de la cérémonie. Son discours, ponctué d’applaudissements nourris, a marqué les esprits, notamment lorsqu’il a évoqué les défis politiques du moment.

Abdoulaye Wade, icône politique du Sénégal ayant dirigé le pays entre 2000 et 2012, a servi de référence à Bassirou Diomaye Faye. « Vous nous avez enseigné que servir la jeunesse du Sénégal vaut mieux que de l’instrumentaliser », a-t-il souligné, avant d’ajouter : « L’adversaire d’aujourd’hui n’est pas un ennemi. C’est un compatriote avec qui nous partageons la même maison, et avec lequel il faudra, une fois les débats terminés, continuer à vivre en paix ».

En conclusion, le président a rendu hommage à l’ancien chef d’État pour son optimisme indéfectible, même face aux divisions. « Wade ne désespère jamais du Sénégal, pas même lorsqu’un compagnon de route s’égare dans l’amertume ou la haine », a-t-il déclaré.