Une rencontre capitale s’est tenue à Paris, marquant un moment décisif pour la décentralisation au Togo. Le 6 juillet 2026, l’Association internationale des maires francophones (AIMF) a accueilli une importante délégation des collectivités territoriales du Togo à son siège. Frédéric Vallier, délégué général de l’AIMF, et ses collaborateurs ont dialogué avec les représentants togolais. Cette session de travail a clairement démontré la détermination des deux entités à concrétiser les engagements, transformant les principes en actions tangibles, qu’elles soient économiques ou infrastructurelles, au bénéfice direct des communes du Togo.

Évaluation des projets : un impact concret sur le terrain
L’objectif primordial de ce rassemblement dans la capitale française était d’effectuer une évaluation approfondie des initiatives soutenues conjointement par l’AIMF et le Togo. Les municipalités togolaises, dont la structure a été renforcée suite aux récentes élections locales, aspirent à consolider leur légitimité à travers des réalisations concrètes et perceptibles. Dans ce contexte, le soutien de l’AIMF s’avère être un atout indispensable. Les échanges ont ainsi permis d’analyser l’incidence des projets en cours, notamment dans des domaines stratégiques :
- Amélioration des services de base : modernisation des infrastructures d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement dans les villes secondaires.
- Renforcement des capacités institutionnelles : mise en œuvre de programmes de formation pour les élus et les équipes techniques municipales, visant une gestion budgétaire locale plus efficace.
- Dynamisation de l’économie locale : développement de marchés et d’espaces commerciaux au niveau municipal pour accroître les revenus propres des administrations locales.

Vers une ingénierie de projet autonome et de nouveaux financements pour le Togo
L’importance réelle de cette assemblée réside dans l’émergence de nouvelles voies pour la coopération décentralisée, tant avec la France qu’avec l’ensemble du réseau francophone. Pour le Togo, l’ambition dépasse désormais la simple réception de subventions opérationnelles ; il s’agit d’atteindre une autonomie solide dans la conception et la gestion de projets. Il a été souligné que « le futur de la décentralisation repose sur l’aptitude des communes à élaborer des projets financièrement viables. L’AIMF se présente non seulement comme un pourvoyeur de fonds, mais aussi comme un facilitateur essentiel de collaborations techniques et financières au niveau mondial. » En mettant en relation directe les maires togolais avec leurs homologues francophones, cette rencontre a jeté les fondations de partenariats bilatéraux. Cette synergie promet, à long terme, de stimuler les transferts de savoir-faire et de technologies, en se concentrant sur deux enjeux cruciaux pour les années à venir : l’intégration du numérique dans les administrations locales et l’amélioration de la capacité d’adaptation aux inondations urbaines. En conclusion, les experts de l’AIMF et les délégués des collectivités togolaises ont arrêté la mise en place d’une feuille de route révisée avant la fin du trimestre. Cette démarche vise à harmoniser les financements futurs avec les orientations du Plan national de développement local du Togo, assurant ainsi que chaque investissement maximise son rendement social et économique pour les citoyens.
