Des figures majeures de l’échiquier politique gabonais ont conjointement dénoncé, lors d’une conférence de presse tenue à Libreville un mercredi du mois d’août 2026, les attaques personnelles et les propos outrageants dirigés contre le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, ainsi que contre les membres de sa famille.
David Mbadinga, président de l’Union des patriotes gabonais loyalistes (UPGL), a marqué les esprits en rappelant une vérité simple : « On peut contester un Président sans insulter sa mère ». Entouré de Florentin Moussavou, leader de Conscience et action citoyenne (CAC), et de Paskhal Nkoulou, représentant du Bloc démocratique populaire (BDP), il a souligné l’urgence de préserver la dignité dans le débat politique.
Pour ces responsables, les critiques, bien que légitimes, ne doivent jamais franchir le seuil de l’injure ou de l’humiliation. Ils ont pointé du doigt des vidéos devenues virales, attribuées à un activiste basé en Suisse, Landry Mbeng, surnommé « Lanlaire », dont les attaques contre le chef de l’État et son entourage ont été jugées particulièrement choquantes.
Un appel à l’unité et au respect des valeurs nationales
Dans leur déclaration commune, les leaders politiques ont insisté sur la nécessité de maintenir un débat public empreint de respect, surtout en ce mois symbolique d’août, dédié à la célébration de la Nation. Ils ont appelé chaque citoyen gabonais à réaffirmer son attachement aux valeurs de paix, de cohésion et de fierté nationale.
Le collectif a rappelé que la contestation politique, aussi vive soit-elle, doit s’exprimer dans un cadre républicain, sans jamais porter atteinte à l’image du Gabon ou à l’intégrité des personnes. Une position ferme, mais loin de toute censure, qui vise à encourager une opposition constructive et respectueuse.
Pourquoi le respect doit primer dans la vie politique
David Mbadinga a mis en avant un principe fondamental : la politique ne doit pas devenir un terrain de règlements de comptes personnels. « Lorsque l’invective et l’humiliation prennent le pas, c’est l’honneur du Gabon qui en pâtit », a-t-il déclaré. Il a ajouté que les attaques visant des figures publiques, comme la Première Dame Zita Oligui Nguema, ou des membres de la famille présidentielle, ne font que desservir la cause qu’elles prétendent défendre.
Ce plaidoyer pour un discours politique plus mesuré intervient dans un contexte où les réseaux sociaux amplifient souvent les excès verbaux. Les leaders gabonais ont ainsi rappelé que la liberté d’expression, bien que sacrée, doit s’exercer avec responsabilité, afin de ne pas nourrir les divisions au sein de la société.