Bilan et nouvelles perspectives du partenariat entre le Togo et la France : 395 millions d’euros mobilisés

Le Comité Local de Développement (CLD) s’est réuni ce vendredi 5 juin 2026 à Lomé. Cette rencontre stratégique a permis de dresser un état des lieux exhaustif de la coopération entre le Togo et la France, tout en traçant la feuille de route pour la période 2026-2028. Ce cadre de concertation, qui réunit les acteurs du développement, vise à harmoniser les interventions avec les priorités nationales togolaises.

Une impulsion majeure pour l’éducation et la formation

Le volet éducatif et social affiche des résultats concrets. Parmi les avancées notables, on retient le soutien à l’émergence de l’École Polytechnique du Togo et l’attribution de 95 bourses d’excellence à des étudiants. Le dynamisme de la mobilité académique se confirme également : en 2025, plus de 8 200 personnes ont bénéficié du dispositif « Études en France », soutenu par le déploiement de nouveaux centres Campus France à Lomé et à Kara.

Parallèlement, l’offre d’enseignement français sur le territoire a connu une expansion remarquable. En l’espace de quatre ans, les effectifs sont passés de 857 à plus de 2 500 élèves, témoignant de l’attractivité croissante de ce réseau homologué.

Culture, sport et appui à la décentralisation

Le rayonnement culturel et sportif n’est pas en reste, avec plus de 17 000 spectateurs touchés par diverses initiatives. Le programme a également permis de former 350 professionnels et d’accompagner 24 résidences artistiques, stimulant ainsi la créativité locale.

Sur le plan institutionnel, l’accompagnement français a été déterminant dans la mise en place de l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales (ANFCT). Cette structure joue un rôle pivot dans le processus de décentralisation en cours au Togo, renforçant les capacités des acteurs locaux.

Près de 395 millions d’euros pour les infrastructures de base

L’engagement financier, porté par l’Agence française de développement (AFD), s’élève à environ 395 millions d’euros. Ces fonds ont été injectés dans des projets structurants ayant un impact direct sur le quotidien des populations.

  • Eau potable : Plus de 552 000 personnes bénéficient désormais d’un meilleur accès à cette ressource vitale.
  • Énergie : Environ 125 000 nouveaux bénéficiaires ont été raccordés au réseau électrique.
  • Formation technique : Modernisation de 49 centres dédiés à l’apprentissage professionnel.
  • Désenclavement : Réhabilitation et construction de 600 kilomètres de pistes rurales, facilitant le travail de 500 000 producteurs agricoles.

Cap sur 2026-2028 : trois axes prioritaires

Pour le prochain triennat, la coopération s’articulera autour de trois piliers fondamentaux. Le premier concerne le soutien à une croissance inclusive, génératrice d’emplois pour la jeunesse. Le deuxième axe vise à garantir un accès universel aux services essentiels et aux infrastructures de qualité. Enfin, le troisième pilier se concentrera sur la gouvernance, la protection des droits humains et le renforcement de la cohésion sociale.

L’accent sera particulièrement mis sur l’entrepreneuriat, le secteur privé et l’employabilité des jeunes. De plus, des thématiques transversales comme l’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi qu’un soutien accru à la région des Savanes, resteront au cœur des priorités de ce partenariat durable.