Le FDR refuse de laisser le dernier mot au Conseil constitutionnel sur le dossier Sonko
Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a réagi avec fermeté à la décision rendue par le Conseil constitutionnel concernant la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Dans un communiqué publié in extremis, la coalition d’opposition salue l’annonce des juges tout en rappelant que celle-ci ne clôt pas le débat politique autour du retour du leader de Pastef.
Les membres du FDR soulignent que les Sages se sont déclarés incompétents pour trancher sur la question de la forfaiture, une nuance juridique qui, selon eux, ne valide pas pour autant la légitimité de la réintégration. La coalition maintient ainsi ses réserves, affirmant que la décision ne « résout aucunement » les contestations soulevées contre Ousmane Sonko.
Une opposition qui durcit le ton contre le pouvoir
Le FDR ne se contente pas de commenter la décision : il en profite pour dénoncer avec véhémence les dysfonctionnements qu’il impute à la gestion du pays par le parti au pouvoir. Dans son texte, la coalition accuse le gouvernement d’avoir plongé le Sénégal dans une impasse politique, marquée selon elle par « une gestion hasardeuse des institutions » et une « arrogance institutionnelle ».
Les critiques visent également les récentes déclarations d’Ousmane Sonko, diffusées à l’international, jugées par le FDR comme une remise en cause des fondements de l’identité nationale. Une attaque frontale contre les propos tenus par le leader de Pastef, perçus comme provocateurs par l’opposition.
Un appel à l’union sacrée pour contrer les dérives
Au-delà du cas Sonko, le FDR lance un appel solennel à la mobilisation. La coalition invite l’ensemble des forces vives de la nation – partis politiques, syndicats, organisations de la société civile, mouvements de jeunesse et citoyens engagés – à se rassembler pour former un vaste front oppositionnel. Objectif affiché : proposer une alternative crédible au régime actuel et restaurer la confiance dans les institutions républicaines.
Cette prise de position intervient dans la foulée du rejet des recours par le Conseil constitutionnel, mettant fin à une bataille judiciaire de plusieurs mois. Le FDR, loin de baisser les bras, en profite pour réaffirmer sa détermination à poursuivre son combat dans le strict respect des règles démocratiques, tout en alertant sur les risques de dérive autoritaire.
Le climat politique au Sénégal reste donc sous haute tension, avec une opposition qui, malgré les décisions de justice, refuse de se taire et pousse pour un changement de cap institutionnel.