Crise en Libye : le Maroc réaffirme la primauté de l’accord de Skhirat devant l’Union africaine

Le Maroc a profité de la tribune du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS de l’UA) pour marquer une nouvelle fois sa détermination à voir émerger une issue politique durable en Libye.

Au cours des échanges portant sur la situation sécuritaire et institutionnelle libyenne, Mohamed Arrouchi, ambassadeur et représentant permanent du Royaume auprès de l’Union africaine, a réitéré l’appui constant de Rabat aux processus de réconciliation. Il a insisté sur l’impératif de favoriser le dialogue entre les différents acteurs nationaux pour stabiliser le pays de manière souveraine.

Mohamed Arrouchi représentant le Maroc devant le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine

L’Accord de Skhirat comme socle fondamental du règlement

Pour le diplomate, l’Accord de Skhirat, conclu fin 2015 sous la médiation des Nations unies, demeure le pilier central et la référence incontournable pour toute résolution pérenne. L’accent a été mis sur la sauvegarde de l’intégrité territoriale, de la souveraineté et de la cohésion de la Libye face aux défis actuels.

Le Maroc a également exprimé sa reconnaissance envers l’implication de l’Union africaine dans la recherche de la stabilité continentale. Cette position marocaine s’appuie sur des avancées concrètes, telles que les discussions menées à Tripoli et à Zenten. Ces échanges ont permis d’aboutir, en janvier 2026, à une entente significative entre les émissaires du Gouvernement d’unité nationale et les autorités de l’Est libyen.

Une médiation basée sur la légalité et le consensus

Le rôle de facilitateur joué par le Royaume s’illustre par sa capacité à rapprocher les points de vue, en s’appuyant sur la légalité internationale et les acquis des discussions de Bouznika. Mohamed Arrouchi a rappelé que la sortie de crise doit impérativement passer par la voie diplomatique et le consensus politique, en écartant définitivement tout recours aux options militaires.